Pierre Madec : les retraités supporteraient près de 60 % de l’effort budgétaire de 2027
Les retraités seraient les premiers touchés par l’effort demandé aux ménages dans le projet de budget 2027, selon une analyse de Pierre Madec, économiste à l’Institut français d’économie (IFE). Ce texte, présenté par le gouvernement pour contenir le déficit public, fait son retour dans les débats de l’Assemblée nationale.

Mardi, les députés ont repris l’examen du projet de budget après une semaine consacrée à l’étude, puis au rejet, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Dans ce contexte, l’économiste a étudié la façon dont l’effort est réparti entre les ménages dans la version initiale du projet de budget.
D’après Pierre Madec, si ce texte était adopté tel quel, les retraités assumeraient près de 60% de l’effort réclamé. Son analyse se limite aux principales mesures touchant les ménages : la sous-indexation des retraites supérieures à 1 260 euros par mois, le plafonnement de l’abattement de 10% sur les pensions de retraite, le gel du point d’indice de la fonction publique, la non-revalorisation de la prime d’activité et de la base mensuelle des allocations familiales, le gel des aides au logement et le recentrage de l’allocation de rentrée scolaire (ARS).
Parmi ces dispositions, la sous-indexation des retraites est, selon l’économiste, « la mesure qui fait le plus de perdants », comme il l’a indiqué aux Echos.
D’autres catégories de ménages seraient également concernées par les mesures prévues. Selon l’analyse de l’IFE, l’ensemble de ces dispositions aboutirait à une répartition inégale de l’effort entre les différentes catégories de la population.





