Ryanair : son patron insulte encore Elon Musk et refuse toujours le wifi Starlink : « il pense que je suis un idiot »
Lors de la présentation des résultats semestriels de Ryanair, Michael O’Leary a de nouveau pris pour cible Elon Musk. Le patron de la compagnie low cost a réaffirmé son refus d’équiper ses appareils du wifi satellitaire Starlink, qu’il juge pénalisant pour la consommation de carburant et difficile à rentabiliser.

Le patron de la compagnie low cost, déjà connu pour ses échanges sur X avec le milliardaire américain, a déclaré : « Je n’ai aucune intention de me réconcilier avec lui. Il pense que je suis un idiot. Moi, je sais que c’est lui l’idiot », rapporte Bloomberg.
Une surconsommation de 1,5%
Le différend porte sur le déploiement de Starlink à bord des avions de Ryanair. Alors que de nombreuses compagnies, y compris low cost comme Easyjet, installent cette technologie de wifi haut débit dans leurs flottes, Michael O’Leary la rejette catégoriquement, tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une des solutions les plus efficaces pour se connecter en altitude.
Le dirigeant avance deux arguments. Le premier concerne la consommation de kérosène : « Starlink est un très bon système, mais cette technologie entraîne une surconsommation de carburant de 1,5% en raison de la traînée aérodynamique », générée par l’antenne installée sur la carlingue. « Avec un carburant aérien à 170 dollars le baril, la dernière chose que je souhaite faire est d’installer un système qui pénalise la consommation de 1,5 % », ajoute-t-il. Exposée à la flambée des prix du kérosène, comme l’ensemble des compagnies low cost, Ryanair juge cet argument recevable pour son activité.
Un modèle économique difficile à conserver
Le second argument porte sur la rentabilité. Selon Michael O’Leary, Ryanair ne peut pas offrir ce service gratuitement comme le font les compagnies traditionnelles, car son modèle repose justement sur les coûts additionnels payés par les passagers. « Si c’est gratuit, certains de nos passagers l’utiliseront. S’il faut payer, il n’y a aucun modèle de revenus », affirme-t-il. Il conteste par ailleurs les chiffres de Starlink, qui évalue à 60% la part de ses passagers prêts à payer pour ce service.
Le dispositif est pourtant plébiscité par de nombreuses compagnies, et il devient pour certains voyageurs un critère de choix. « Les retours des clients sont extraordinaires, vraiment extraordinaires », a assuré Ben Smith, directeur général d’Air France-KLM, au micro de BFM Business. Il avait annoncé en septembre dernier que l’ensemble de la flotte d’Air France serait équipée d’ici la fin de l’année 2026.





