GoVolta stoppe ses liaisons après un incident, avant son train Amsterdam-Paris prévu en décembre
La start-up néerlandaise GoVolta a annoncé la suspension de sa liaison entre Amsterdam et Berlin jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite à l’immobilisation d’un train endommagé par de la fumée, à environ une heure de Berlin. L’entreprise, déjà critiquée pour ses problèmes d’exploitation et son service client, doit désormais faire face à un mécontentement croissant de ses voyageurs.

Un modèle fondé sur l’assemblage
Lancée en mars, GoVolta propose des trains à bas prix, à l’image de son compatriote EuropeanSleeper. Le billet coûte en moyenne 30 euros et débute à 10 euros sans options. Pour y parvenir, l’entreprise exploite de vieux trains conventionnels des années 1980, à grande capacité, sans climatisation ni wifi, rachetés à la SNCB, la société ferroviaire belge.
Les coûts sont réduits au maximum. Les voitures sont louées à un spécialiste, de même que la locomotive, et le personnel à bord est limité au strict minimum. GoVolta se charge de la formulation et de la commercialisation de ses offres, ainsi que de leur exploitation. L’entreprise souhaite par ailleurs relier Paris à Amsterdam d’ici la fin de l’année.
Une liaison suspendue
Après une inspection technique, la rame concernée a été immobilisée pour des raisons de sécurité. La compagnie dispose de treize voitures, dont sept seulement sont actuellement en service, les autres étant en maintenance. Privée de matériel, la start-up doit cesser son activité, au grand dam des clients qui avaient réservé.
Cet incident s’ajoute à une longue série de perturbations. GoVolta n’est pas toujours responsable de ces arrêts, certains de ses trains pouvant être stoppés pour des raisons extérieures à l’entreprise. Cette situation illustre néanmoins, selon les observateurs cités par la source, la fragilité du modèle d’assembleur dans le ferroviaire.
Des clients mécontents
Aux Pays-Bas, l’association de consommateurs critique la communication de GoVolta ainsi que le traitement des réclamations. Selon elle, le transporteur n’a pas suffisamment informé les passagers des solutions alternatives ni de leur droit à un remboursement lors des précédentes perturbations. Sur X, de nombreux clients disent avoir dû se débrouiller seuls lors d’incidents et dénoncent le silence du service client après leurs sollicitations. Un salarié, cité par la source, résume ainsi la situation : « Le personnel totalement pas formé pour savoir comment agir et informer les gens sur la suite. Ils vous abandonnent à votre sort et débrouillez-vous ».
Sur la plateforme d’avis TrustPilot, la compagnie obtient la note de 2,6/5. Interrogée par BFM Business, GoVolta n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires.





