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Snacking : ces industriels veulent réinventer le marché avec des chips de salami, de champignon et de courgette

  • La rédaction
  • 24 Oct 2026
  • Industrie

Au Salon international de l’alimentation (Sial) de Paris, plusieurs fabricants de chips ont présenté des recettes inédites, pour séduire un marché du snacking qui dépasse aujourd’hui 600 milliards de dollars (535 milliards d’euros). Chips sans huile, riches en protéines ou à base de légumes : des marques venues de Suisse, de Taïwan, de Pologne ou d’Italie veulent renouveler les habitudes de grignotage.

Snacking : ces industriels veulent réinventer le marché avec des chips de salami, de champignon et de courgette



Organisé tous les deux ans au parc des expositions de Villepinte, le Sial réunit fabricants et acheteurs du monde entier, à l’affût des tendances de consommation susceptibles, demain, de gagner les rayons des supermarchés. Le snacking y est omniprésent. Selon une étude du cabinet ProtéinesXTC pour Sial Insights, ce marché devrait croître en moyenne de 4,6 % par an entre 2024 et 2029. La même étude indique que deux tiers des consommateurs dans le monde (64 %) « snackent » au moins deux fois par jour.

Des chips sans huile

Sur le stand de la marque suisse Nükt, les chips de pomme de terre ou de patate douce ont une apparence très classique. Pourtant, elles sont frites dans l’eau et n’affichent que 0,5 % de graisses sur l’emballage. La fondatrice, Viktoriia Fishych, dont la marque a décroché l’un des prix Sial Innovation de l’édition 2026, explique utiliser la technologie d’une autre entreprise suisse, Zeen Tech, elle-même récompensée au Sial. « Il est temps de changer le marché des snacks », affirme-t-elle.

Elle juge ses produits « plus sains », mais aussi « plus rentables », car la production n’exige pas d’huile. Elle dit viser « le marché grand public », avec une offre différente des grandes marques et des prix proches des chips traditionnelles. À l’inverse, la marque taïwanaise Kenji recourt à une friture sous vide à basse température pour réduire la quantité de graisses et préserver le goût des légumes. Ses paquets ne contiennent pas de pommes de terre, mais des champignons, des courgettes, des carottes ou des patates douces multicolores. Sur le stand du groupe Taïwan Mayumi, sa maison-mère, Joyce Kao, assistant manager, indique que de nombreux visiteurs ont demandé à goûter celles à la courgette.

La « protéine-mania » gagne les snacks

Les chips n’échappent pas à la « protéine-mania » qui touche les supermarchés, alimentée selon l’article par les pratiques sportives, les réseaux sociaux et l’essor des traitements amaigrissants. Aux États-Unis, la « whey », sous-produit de la fabrication du fromage, a notamment conduit l’industrie laitière américaine à investir 13 milliards de dollars ces dernières années dans ses capacités de production. Au Sial, de nombreux fabricants ont ajouté la mention « high protein » sur leurs emballages. La marque polonaise Pop Crop revendique jusqu’à 33 % de protéines dans ses chips de légumineuses.

La marque italienne Bejerky Snack, elle, propose des chips de charcuterie. Matteo Manzini, directeur marketing de Carpano Speck, l’entreprise à l’origine de la marque, vise « toutes les personnes qui veulent un snack protéiné », mais lassées du goût des chips ou des barres protéinées existantes. La fabrication est, selon lui, « un peu difficile », car la charcuterie doit être préparée « pendant quatre, cinq ou six mois » avant d’être coupée, tranchée puis cuite au four. Il présente son produit comme « sain » en raison de l’absence d’huile, et indique que l’entreprise cherche désormais à s’étendre en Europe, la France figurant parmi les marchés ciblés.

Les classiques ne sont pas en reste. Le fabricant breton Brets, qui a remporté un prix cette année pour ses chips de crêpes sucrées, présentait un ballon géant en forme de paquet à la saveur « Fromage du Jura », attirant des visiteurs majoritairement étrangers. Selon les informations de l’article, la marque s’est hissée à la première place du marché français, devant le géant Lay’s, tout en restant peu connue hors des frontières nationales.


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