Catastrophe naturelle : un statut à venir pour les communes sinistrées
Les collectivités du Sud-Est touchées par les fortes intempéries du début de semaine « pourront bénéficier de l’état de catastrophe naturelle » de manière accélérée, a assuré vendredi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Les inondations de lundi et mardi ont provoqué des dégâts importants et un bilan humain lourd.

En déplacement dans les Bouches-du-Rhône, le ministre a précisé qu’une « commission anticipée » se tiendrait mardi dans le cadre d’une « procédure d’urgence ». Il a visité plusieurs communes inondées, mais n’a pas chiffré le montant exact de l’enveloppe d’indemnisations prévue pour cet épisode.
Les agriculteurs, dont les cultures et infrastructures ont parfois été lourdement touchées, pourront demander des étalements pour le paiement des cotisations sociales et fiscales, ainsi que des dégrèvements en matière de taxes foncières.
Quatre morts et un disparu
Un violent épisode méditerranéen a occasionné lundi et mardi de fortes pluies et des inondations, d’abord dans l’Hérault et le Gard, avant de s’étendre aux régions Alpes-Provence-Côte d’Azur et à la Corse. L’un des deux départements corses, la Haute-Corse, avait été placé en vigilance rouge.
Selon Météo-France, cet épisode a apporté des cumuls de pluie voisins d’un à deux mois de précipitations sur le Gard et l’Hérault, et de deux à trois mois dans les Bouches-du-Rhône. Des précipitations record ont été relevées en Haute-Corse, où 538,5 mm de pluie sont tombés en six heures, une valeur inédite.
Le bilan humain s’établit à quatre morts et un disparu, selon un bilan communiqué mercredi soir par les autorités préfectorales. Sur le plan matériel, des voitures ont été déplacées par la violence des eaux, des routes coupées et des quartiers entiers inondés dans de nombreuses localités. Des coupures d’électricité et des évacuations ont également eu lieu.
Première tempête automnale pour le nord-ouest
Austen, première tempête automnale de l’année, balaye vendredi la façade nord-ouest de la France, jusqu’en région parisienne. 23 départements sont placés en vigilance orange pour le vent, et des rafales de 120 à 140 km/h ont notamment été relevées en Bretagne et dans la Manche. Dans la matinée, plus de 288.000 foyers étaient privés d’électricité en Bretagne, Pays-de-la-Loire, Normandie et Hauts-de-France.
En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes ont tendance à être plus fréquents et plus intenses. Selon la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC), qui doit servir de socle à l’adaptation du pays au dérèglement climatique provoqué par l’activité humaine, les précipitations intenses pourraient augmenter de 15 % en moyenne sur la France d’ici à 2100.





