Volkswagen : le constructeur veut exporter massivement depuis ses usines en Chine
Volkswagen a annoncé avoir finalisé, grâce à sa recherche et développement en Chine, des technologies cruciales. Le constructeur allemand, en difficulté, ambitionne d’exporter 300.000 voitures par an de Chine vers les pays du Sud d’ici 2030, et non plus seulement vers le marché chinois.

Le groupe indique qu’il exportera pour la première fois ces technologies « made in China » vers l’Asie, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud. Il ne cible toutefois pas l’Europe, du moins « pour le moment ».
Lors de la présentation sur le site Volkswagen de Hefei, dans le centre de la Chine, Ralf Brandstätter, directeur général du groupe pour la Chine, a déclaré : « Nous prévoyons d’exporter au moins 300.000 voitures par an d’ici 2030 ». Il a ajouté que le groupe exportera aussi « de plus en plus la technologie qu’il y a derrière ». « L’Amérique du Sud sera la première région où nous intégrerons à notre gamme locale des technologies développées en Chine », a-t-il souligné.
Trois technologies développées en interne
Volkswagen affirme maîtriser en Chine trois technologies essentielles des véhicules modernes. La première est une architecture électronique de pointe, le « cerveau » qui coordonne la voiture, conçue avec l’aide du constructeur chinois XPeng. La deuxième est la plate-forme, c’est-à-dire la base technique. La troisième est le système d’aide à la conduite, développé avec le Chinois Horizon Robotics.
Pour réduire les coûts et produire des véhicules intelligents adaptés à la Chine, Volkswagen a créé en 2023 à Hefei son plus grand centre de recherche et développement hors d’Allemagne. Environ 3.000 employés chinois et 200 étrangers y travaillent.
Suppressions d’emplois et accord avec les syndicats
Interrogé sur la possibilité de proposer ces technologies en Europe, Ralf Brandstätter a répondu : « Pour le moment ce n’est pas l’idée ». « Nous voulons passer par les pays du Sud, où ce type de véhicules devrait fortement séduire nos clients », a-t-il ajouté.
Début septembre, Volkswagen a conclu avec les syndicats un accord prévoyant 50.000 suppressions d’emplois supplémentaires d’ici 2030. La réduction totale prévue des effectifs atteindrait ainsi environ 100.000 postes.
Ralf Brandstätter a assuré : « Ce que nous développons en Chine rend Volkswagen plus compétitif dans le monde entier ». Selon lui, les technologies développées en Chine constituent désormais un « atout stratégique », le pays étant « un moteur d’innovation pour l’ensemble du groupe ».





